jeudi 22 septembre 2016

La genèse

Le billet d’aujourd’hui se concentrera sur les racines de ma relation avec Maître. C’est une rencontre hautement improbable que la nôtre, qui dès le départ, était marquée par ce petit quelque chose de magique et d’incompréhensible qui fait que l’on reconnaît l’extraordinaire lorsqu’on le rencontre. Mektub, disait-il. Comme c’était juste.

Ce soir là, après avoir finalement pansé mes plaies d’une rupture amoureuse difficile, je décidai d’aller voir un profil que je m’étais fait il y avait plusieurs années de cela pour trouver un homme dominant avec qui m’épanouir. Il était toujours en ligne, et je sentais en moi le très fort appel de ma soumission qui était restée en sourdine, après qu’une agression m’ait fait croire que je n’arriverais jamais à me soumettre à nouveau. Mais ma nature étant ce qu’elle est, et le temps ayant fait son œuvre, voilà que je désirais renaître à moi-même dans ma soumission. Il n’est peut-être pas non plus inutile de vous révéler qu’à ce moment de ma vie, je sortais d’une relation dans laquelle j’avais été dominante en 24/7 pendant deux ans et demi, avec mon amoureuse. Celle-là même avec qui la rupture fut si difficile.

QUOI ??????? TU AS DOMINÉ !!!

Eh oui. Si soumise étais-je dans l’intimité, j’ai rencontré une femme qui l’était plus encore et qui n’aurait jamais pu me dominer, et j’ai décidé pour l’occasion de prendre soin d’elle comme d’une petite fleur précieuse, lui offrant ce que je n’avais pas réussi à trouver pour moi-même. Notre relation aurait autrement été dans l’impasse, je me suis donc incarnée Maîtresse pour elle.

J’ai eu une vie très riche en expériences… Et elle continue de l’être. Mais ne nous égarons pas trop !

Ainsi donc, mon profil était toujours en ligne et mon compte actif, et comme c’est souvent le cas pour les femmes, à plus forte raison les soumises, j’avais reçu des pages et des pages entière de messages au fil des années. Qu’est-ce qui a bien pu me passer par la tête pour aller consulter les plus anciens de ceux-là ? Tout au bout de ma boîte de réception se trouvait un message qui datait de 4 ans auparavant. Le dernier en liste. J’ai décidé de répondre ce soir là, à ce message sorti des décombres. À cet homme au profil très sobre, à qui je n’aurais pas nécessairement répondu, normalement. Encore plus étonnamment, son auteur avait toujours un compte lui aussi, et me répondit instantanément. S’en suivit une discussion par chat complètement enlevante, dans laquelle il me confia des bribes de son passé, de cette soumise qu’il avait eu sous sa gouverne six ans durant, de leurs débuts cinématographiques, puis de cette fois où elle s’était évanouie après moult jouissances, où il avait pris son pouls et avait continuer de la sodomiser et de l’utiliser, ainsi, inconsciente, jusqu’à ce qu’elle émerge, et puis encore, par la suite. J’étais fascinée, excitée, affamée.

À partir de ce soir là, nous nous sommes parlé tous les jours trois mois durant. Chaque soir, à sa demande, je lui envoyais un compte-rendu journalier de mes activités. Je n’avais aucune obligation, sinon celle de me raconter, pour le faire pénétrer peu à peu dans mon intimité. Après trois mois de discussions intenses sur tous les aspects de ma vie tout comme sur nos visions réciproques du BDSM et ce que nous avions à offrir, je fus enfin convoquée à un premier rendez-vous réel, et pas le moindre. J’irais le rejoindre à l’hôtel, pour toute une fin de semaine à ses côtés. Je me rappelle comme si c’était hier de mes jambes tremblantes alors que j’arrivais devant la porte qu’il m’avait indiquée. Je revois si clairement celle-ci s’entrouvrir lentement, sur le vide. Il était caché derrière celle-ci, et je mis le pied à ce moment là dans ce qui deviendrait le reste de ma vie. À suivre…


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire